Collation équilibrée avec fruits et oléagineux pour illustrer le grignotage
🌿 Comportement alimentaire

Grignotage Comprendre ses envies de manger entre les repas

Manger entre les repas n’est pas forcément le signe d’un manque de volonté. Faim, habitude, fatigue, stress ou simple envie : comprendre ce qui se passe peut déjà aider à retrouver davantage de sérénité.

Le mot « grignotage » est souvent utilisé de façon négative, comme s’il fallait absolument éviter de manger entre les repas.

Pourtant, toutes les prises alimentaires entre deux repas ne se ressemblent pas. Vous pouvez avoir réellement faim, avoir envie d’un aliment particulier, manger par habitude ou chercher simplement un moment de réconfort.

Avant de chercher à supprimer ces moments, il peut donc être plus utile de comprendre ce qui les déclenche.

Grignotage ou collation : quelle différence ?

Une collation peut être prévue ou choisie lorsqu’une faim apparaît entre deux repas. Elle peut parfaitement trouver sa place dans une alimentation équilibrée.

Le grignotage désigne souvent des prises alimentaires plus spontanées, répétées ou prises sans véritable pause. Mais cette distinction ne doit pas devenir une nouvelle règle.

À retenir
Manger entre les repas n’est pas automatiquement un problème. Ce qui peut être intéressant, c’est de comprendre pourquoi vous avez envie de manger à ce moment-là.

Première question : avez-vous réellement faim ?

La faim peut apparaître bien avant le repas suivant, notamment lorsque le repas précédent était léger, lorsque la journée est plus active ou simplement lorsque l’intervalle entre deux repas est long.

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La faim entre les repas est une information

Si vous avez faim à 16 heures, cela ne signifie pas forcément que vous avez « mal mangé ».

Vous pouvez simplement avoir besoin de manger. Dans ce cas, une collation peut être une réponse parfaitement adaptée.

Vos repas sont-ils suffisamment rassasiants ?

Des envies de manger fréquentes peuvent parfois être liées à des repas trop légers ou peu satisfaisants.

Par exemple, supprimer les féculents, manger très peu le midi ou chercher à limiter fortement les quantités peut favoriser une faim importante quelques heures plus tard.

À observer dans vos repas :

une source de protéines, des légumes ou des fruits, des féculents adaptés à votre faim, une matière grasse et suffisamment de quantité pour vous sentir rassasiée.

Le but n’est pas de respecter une assiette parfaite, mais d’éviter de confondre restriction alimentaire et alimentation équilibrée.

Et si ce n’est pas de la faim ?

Nous ne mangeons pas uniquement parce que notre corps réclame de l’énergie.

Une envie de manger peut aussi apparaître parce que nous sommes fatigués, stressés, ennuyés, parce qu’un aliment est disponible ou simplement parce que nous avons envie d’en profiter.

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Observer avant de juger

Vous pouvez simplement vous demander : « Qu’est-ce qui me donne envie de manger maintenant ? »

Il n’est pas nécessaire de vous empêcher de manger. Cette question permet seulement de mieux comprendre vos habitudes au fil du temps.

L’habitude peut jouer un rôle important

Certaines envies apparaissent presque automatiquement à certains moments de la journée.

Un biscuit avec le café, quelque chose à manger devant la télévision, ou une pause alimentaire en rentrant du travail peuvent devenir des habitudes installées.

Une habitude n’a pas forcément besoin d’être supprimée
Vous pouvez simplement observer si elle vous apporte réellement du plaisir ou si elle se déclenche de façon automatique, sans que vous en ayez particulièrement envie.

La fatigue peut-elle augmenter les envies de manger ?

Une journée fatigante peut modifier notre façon de manger.

Lorsque l’énergie baisse, il est fréquent de rechercher quelque chose de rapide, agréable ou facile à consommer.

Là encore, cela ne traduit pas un manque de volonté. Il peut être intéressant d’observer si certaines envies apparaissent principalement lors de journées particulièrement fatigantes.

Et les émotions dans tout ça ?

Manger peut parfois apporter du réconfort, du plaisir ou une pause dans une journée difficile.

Utiliser ponctuellement l’alimentation de cette façon n’est pas nécessairement problématique.

L’objectif n’est pas de ne jamais manger sous le coup d’une émotion. Il s’agit plutôt de repérer progressivement si l’alimentation devient votre seule réponse à certaines situations ou émotions.

Une collation peut être une vraie solution

Lorsque la faim est présente, mieux vaut parfois prévoir une collation plutôt que lutter pendant plusieurs heures.

Quelques idées selon vos envies :

un fruit et un yaourt, une tartine, une poignée d’oléagineux, du fromage avec du pain, un fruit avec quelques noix ou encore une collation plus gourmande si c’est ce qui vous fait envie.

Il n’existe pas une seule bonne collation. Elle doit surtout être adaptée à votre faim, à vos goûts et au temps qui vous sépare du prochain repas.

Pourquoi les interdits peuvent-ils accentuer certaines envies ?

Lorsque certains aliments deviennent totalement interdits, ils peuvent prendre davantage de place dans les pensées.

Vous pouvez alors passer une partie de la journée à essayer de ne pas en manger, puis finir par en consommer davantage que prévu lorsque la restriction devient difficile à maintenir.

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Autoriser n’est pas manger sans limite

Donner une place à certains aliments permet simplement de sortir progressivement du fonctionnement « interdit / craquage / culpabilité ».

Avec le temps, un aliment moins interdit peut aussi devenir beaucoup moins envahissant.

Que faire après avoir beaucoup grignoté ?

Inutile de sauter le repas suivant, de réduire fortement les quantités ou de chercher à « rattraper » la journée.

Vous pouvez simplement reprendre votre rythme habituel et observer éventuellement ce qui s’est passé.

Remplacez la culpabilité par une question
Plutôt que « Pourquoi ai-je encore craqué ? », essayez plutôt : « De quoi avais-je besoin à ce moment-là ? »

Commencer par observer vos habitudes

Vous n’avez pas besoin de supprimer tous les grignotages pour améliorer votre alimentation.

Pendant quelques jours, vous pouvez simplement observer les moments où l’envie apparaît : l’heure, votre faim, votre fatigue, votre état émotionnel et le repas précédent.

Comprendre précède souvent le changement. Plus vous identifiez ce qui déclenche vos envies, plus il devient facile de trouver une réponse réellement adaptée à votre situation.

Vous souhaitez mieux comprendre vos habitudes alimentaires ?

Mon Carnet des repères alimentaires vous aide à observer votre faim, votre satiété et vos habitudes pendant quelques jours, sans compter les calories ni chercher à tout contrôler.

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Les envies de manger entre les repas ne sont pas forcément quelque chose qu’il faut combattre.

Elles peuvent simplement vous donner des informations sur votre faim, vos repas, vos habitudes, votre fatigue ou votre quotidien.

En les observant avec moins de jugement, vous pouvez progressivement retrouver des repères plus adaptés à vos besoins.

Céline Dely
Coach en nutrition
Panier
Mange mieux vis mieux
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